UNE ROULOTTE AU CŒUR DE LA MONTAGNE, une ferme tapissée de petits coussins, la nuit et ses froideurs qui font se blottir.  A en croire le décor, nous sommes déjà dans un conte. Et moi, je suis là , presque par hasard. Par chance. Des chuchotements, du silence, puis  : 

un conteur.

C’est tout un rituel qui unit les spectateurs du Festival Nouvelles du Conte chaque soir, entre fin juillet et fin août. Il y a quelque chose d’assez unique dans ce rassemblement. Un appétit général. Une faim commune. Mais pour quoi ?

J’avais déjà été étonnée par la ferveur des foules venues des quatre coins du Québec pour écouter de la poésie dans les années 80. Mais ici, c'est un goût certain pour l’histoire, la fiction, qui réunit.

 

 Le conte, ce n’est ni du théâtre, ni de la littérature. Ni de la pure tradition, ni du stand-up. Ni lettre morte, ni chant. Ce qu’on vient écouter auprès des conteurs, c’est la parole.

Qu’il soient afgans ou berbères, espagnols ou français, québéquois ou africains, les conteurs invités à Bourdeaux expriment des nuances singulières de cette parole qui fascine, charme, intrigue. L’un vous baladera en randonnée, jouissant des paysages comme fondation de son univers. L’autre d’un geste  de sa paume et d’un mot fera naître le désert.

 Si la parole plaît et envoûte, elle peut se muer en une plainte déchirante et blessée. Le thème annuel « voyage sans bagage » entend rappeler sa fébrilité, sa fragilité.

Je vous encourage à découvrir cette pépite de festival cachée dans les replis jalousement secrets de la drôme . La trentième édition de 2018 réserve de belles rencontres…

Et en bonus, la vision contemporaine du conte de Pepito Mateo, conteur :

Association Nouvelles du Conte

festival@nouvellesduconte.org

Office de tourisme du pays de Bourdeaux : 

0475533590

Site web : http://www.nouvellesduconte.org/fc/viewtopic.php?t=956

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