Aimer un homme ce n'est seulement me laisser troubler par quelques-uns de ces détails que je qualifie de nocturnes parce qu'ils établissent en moi une ténèbre où je tremble, c'est obliger ces détails à rendre en ombre tout ce qu'ils peuvent, développer l'ombre de l'ombre, donc l'épaissir, multiplier son domaine. Chacun de mes amants suscite un roman noir. C'est donc l'élaboration d'un cérémonial érotique, ces aventures nocturnes et dangereuses où par des sombres héros je me laisse entraîner.

La prose flamboyante de Jean Genet dans Le journal du voleur, accompagnée des gravures de Leonor Fini pour La Galère de Genet (édition originale,1956)

Ténèbre
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